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Les enquêtes en Basse-Bretagne ont été menés
dans les années 1970-1980, celles en Haute-Bretagne vers 1980-1990.
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| Le Centre-Bretagne, pays de clarinette | ||||||||
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La clarinette appelée treujenn-gaol en Haute-Cornouaille s'est implantée en Centre-Bretagne au XIXème siècle, mais elle s'est imposée comme instrument dominant en Pays Fañch, terroir de la suite plin et en Pays Fisel. Son aire d'extension va de l'est des monts d'Arrée jusqu'en
Haute-Bretagne et du Trégor aux limites sud des Côtes-d'Armor. Après la Seconde Guerre mondiale, la tradition instrumentale se maintient grâce à la vitalité de la pratique des danses fisel et fañch mais subit fortement la concurrence des bals « plus modernes » et de nouveaux instruments (accordéon, saxophone ). Aujourd'hui, le renouveau de la tradition leur a fait prendre une place
de choix dans les pardons, fêtes locales et festoù-noz. |
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| Le Trégor | ||||||||
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La clarinette, bien avant l'apparition de l'accordéon, fut, pendant près d'un siècle, l'unique instrument populaire de la moitié sud-ouest de l'ancien évêché. En cette fin de XIXème siècle donc, avant l'invasion imminente des accordéons diatoniques qui bouleversent le paysage musical, les trois instruments les plus populaires en Trégor sont bien la clarinette, la vielle et le violon. La pratique de la vielle, confinée au pays de Morlaix et à la « presqu'île » (Pleubian-Lézardrieux) au début du XIXème siècle, est en déclin rapide depuis 1850. Violons et clarinettes, se partagent le territoire de façon homogène et le domaine de l'un n'empiète qu'exceptionnellement sur celui de l'autre. Au nord de la route Lannion-Guingamp, c'est le violon qui accompagne la danse, alors qu'au sud de cette route on trouve surtout des instruments à anche dont la clarinette. A l'apparition de la clarinette vers 1830, le nouvel instrument est venu tout naturellement remplacer les anciens instruments à anche là où ils l'ont précédé c'est-à-dire dans le sud Trégor. Par contre, dans la zone plus au nord de violon, la clarinette n'a jamais pu s'y imposer. |
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| Les Pays de Loudéac et du Mené | ||||||||
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Dans ces pays, où la tradition biniou-bombarde est bien implantée, plusieurs sonneurs de bombarde jouent également de la clarinette. Les deux types d'accompagnement musicaux vont co-exister dans les noces jusque vers 1930. |
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| Le Pays Bigouden | ||||||||
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Le biniou et la bombarde sont de longue date les instruments favoris des bigoudens, mais la clarinette est utilisée vers 1900 par quelques talabarder réputés. Vers 1910 à Pont-L'Abbé ou au Guilvinec, l'orchestre de bal de noce est composé habituellement d'un piston, d'un bartion et d'une clarinette. Dans les campagnes à partir de 1920, beaucoup de sonneurs de bombarde vont transposer sur la clarinette leur technique de jeu de bombarde pour s'adapter au nouveau répertoire à la mode (polkas, mazurkas ). Dans les années 1930, les grandes noces sonnées au biniou et à la bombarde se font rares, c'est à la clarinette que sont jouées les quelques gavottes que l'on danse encore. |
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| En Haute-Bretagne | ||||||||
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A l'est, dans les pays de Vitré et de Fougères, les sonneurs de clarinette sont nombreux et l'instrument semble très populaire à la fin du XIXème siècle. Fait original, plusieurs concours ont lieu. Dans la région de Ploeuc, la clarinette va s'associer avec la vielle. Ces duos, fréquents dans les années 1890, vont se maintenir jusque vers 1930. |