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Un article du folkloriste François-Marie Jacob (dès 1922),
les enquêtes minutieuses de Jean-Michel Guilcher (dans les années
1950), de même que celles plus récentes (1960-1990) de
nombreux chercheurs, permettent de cerner les pratiques des sonneurs
de couple sous la Troisième République.
Contrairement à ce que l'on croit souvent, les sonneurs n'étaient
pas présent sur l'ensemble de la Bretagne. On ne les trouve,
au début du XXème siècle
qu'au sud d'une ligne allant de Redon, Loudéac, Carhaix à
Brest.
Principalement concentrée dans le sud de la Cornouaille et dans
le Vannetais, ils sont bien attestés également dans la
région de Loudéac.
Dans le Penthièvre ; entre Lamballe, Saint-Brieuc et Moncontour,
un couple particulier a existé dpuis au moins la Révolution
jusque dans les années 1930-40 : la bombarde jouant avec la vielle,
celle-ci jouant le rôle du biniou.
Aujourd'hui, le couple biniou-bombarde est largement présent
sur toute la Bretagne. Dans des terroirs ne connaissant pas de tradition
de biniou-bombarde, comme le Léon ou le Trégor, les sonneurs
ont su adapter leurs jeux aux spécificités locales. Cependant,
le couple biniou-bombarde demeure « l'instrument »
par excellence du sud de la Bretagne.

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