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Marches de Plévenon

Suite de maraîchines

Scottisch
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Dès la fin de la Grande Guerre,
l'usage du violon disparaît en bas Léon, en Trégor,
en pays de Pontivy, et à l'est de la Haute-Bretagne, bien souvent
concurrencé par l'accordéon, diatonique, puis chromatique.
Pour tenter de résister à ce nouveau venu, les sonneurs
forment des duos, et des formules qui existaient parfois avant la Grande
Guerre prennent de l'importance : violon-piston dans une partie de la
Loire-Atlantique, violon-clarinette en Pays bigouden, violon-accordéon
en Trégor et en Ille-et-Vilaine. Dans ces deux dernières
régions apparaîtront, par la suite, des ensembles comprenant
violon, clarinette, accordéon et jâze (petite batterie).
Les jeunes qui veulent apprendre le violon vers 1930 font souvent figure
d'attardés. Toutefois, à cette date, quelques sonneurs exercent
encore ça et là dans presque toute la Haute-Bretagne, mais
l'importance de cette pratique éparse reste difficile à
mesurer. Seule certitude : elle cessera avec la guerre. Deux secteurs
ont maintenu fortement la tradition : le Vignoble nantais, le pays de
Retz et le pourtour du Marais breton-vendéen d'une part, le Mené
et les alentours de Broons et de Jugon d'autre part. Là, les joueurs
de violon jouissent encore d'une excellente réputation, menant
régulièrement noces et fêtes jusqu'à la Seconde
Guerre mondiale et même au-delà.
Après 1945, le violon ne vit plus que par la personnalité
marquante de musiciens isolés, ne jouant que pour les amis ou les
fêtes folkloriques.
Ainsi, les cercles celtiques de Pléhérel, Dinan et Châteaubriant
demandent au violoneux du pays (respectivement César Charles, Joseph
Morin et Pierre Leroux) de leur transmettre son répertoire, et
de les faire danser.
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