La concurrence de l'accordéon 1914-1950
   
   

• Marches de Plévenon


• Suite de maraîchines


• Scottisch
  Dès la fin de la Grande Guerre, l'usage du violon disparaît en bas Léon, en Trégor, en pays de Pontivy, et à l'est de la Haute-Bretagne, bien souvent concurrencé par l'accordéon, diatonique, puis chromatique. Pour tenter de résister à ce nouveau venu, les sonneurs forment des duos, et des formules qui existaient parfois avant la Grande Guerre prennent de l'importance : violon-piston dans une partie de la Loire-Atlantique, violon-clarinette en Pays bigouden, violon-accordéon en Trégor et en Ille-et-Vilaine. Dans ces deux dernières régions apparaîtront, par la suite, des ensembles comprenant violon, clarinette, accordéon et jâze (petite batterie).

Les jeunes qui veulent apprendre le violon vers 1930 font souvent figure d'attardés. Toutefois, à cette date, quelques sonneurs exercent encore ça et là dans presque toute la Haute-Bretagne, mais l'importance de cette pratique éparse reste difficile à mesurer. Seule certitude : elle cessera avec la guerre. Deux secteurs ont maintenu fortement la tradition : le Vignoble nantais, le pays de Retz et le pourtour du Marais breton-vendéen d'une part, le Mené et les alentours de Broons et de Jugon d'autre part. Là, les joueurs de violon jouissent encore d'une excellente réputation, menant régulièrement noces et fêtes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et même au-delà.

Après 1945, le violon ne vit plus que par la personnalité marquante de musiciens isolés, ne jouant que pour les amis ou les fêtes folkloriques.

Ainsi, les cercles celtiques de Pléhérel, Dinan et Châteaubriant demandent au violoneux du pays (respectivement César Charles, Joseph Morin et Pierre Leroux) de leur transmettre son répertoire, et de les faire danser.