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Suite de contredanses
(composition anonyme du XVIIIème
siècle)

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Sous le règne de Louis XIV, la
vielle fait une timide apparition à la Cour, mais c'est surtout
sous ceux de Louis XV et de Louis XVI que la noblesse adopte l'instrument,
par goût pour les plaisirs rustiques et les bergeries.
La vielle se retrouve le plus souvent dans les mains des dames et des
jeunes filles de l'aristocratie, mais cette mode sera de courte durée.
Dès la fin du XVIIIème siècle, la vielle retourne
dans les campagnes.
Aux origines de la vielle à roue actuelle
En 1720, un luthier, Bâton, donne à l'instrument ses formes
quasi définitives: il a l'idée d'utiliser d'anciens corps
de guitares ou de luths, instruments tombés en désuétude,
et d'orner le chevillier de fines têtes sculptées. Le succès
est immédiat.
Si la lutherie connaît alors un âge d'or, on voit aussi les
plus célèbres compositeurs de l'époque écrire
des pièces pour vielle et de nombreuses méthodes d'apprentissage
sont éditées.
Retour à la campagne
Après la Révolution française de 1789, les bourgeois
des villes cherchent à imiter l'art de vivre de l'ancienne noblesse,
et se mettent à la vielle ; mais très vite l'instrument
disparaît des salons.
C'est le monde paysan qui prend le relais. La vielle devient l'un des
instruments les plus caractéristiques de la musique sonnée
dans les campagnes. La fabrication se décentralise : dans de nombreuses
régions, des artisans fabriquent des instruments sobres et solides,
qui correspondent aux nouveaux besoins.
Les principaux centres de lutherie sont Mirecourt, et surtout Jenzat,
dans l'Allier, où travaillent Pajot, Pimpard, Nigout...
Des styles de jeu riches et variés se développent dans diverses
régions françaises.
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