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Suite de marches
du pays de Loudéac
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Comment parler de la harpe en Bretagne
sans mentionner Alan Stivell, qui a fait décoller l'apprentissage
de l'instrument dans les années 1970.
En 1960, celui-ci publie son premier disque Musique Gaélique,
où on le retrouve à la harpe. En 1970, ce sera Reflets,
puis en 1971 Renaissance de la harpe celtique.
Le grand mérite d'Alan Stivell - outre ses remarquables qualités
musicales - est d'avoir su inventer un style de jeu moderne, dégagé
des modèles classiques, et d'avoir médiatisé et porté
la harpe à une reconnaissance internationale, entraînant dans son
sillage enthousiasmes et initiatives.
La harpe celtique a alors connu un renouveau spectaculaire en Bretagne,
grâce à des harpistes passionnés (Kristen Nogues,
Mariannig Larc'hanteg, Soazig Noblet, Pol et Hervé Quéfféléant
(groupe An Triskell), Katrien Delavier, Muriel Chamard-Bois, Dominig Bouchaud,
Gwenola Ropars, Myrdhin, Florence Jamain, Anne-Marie Jan, Françoise Le
Visage, etc…) et grâce à des luthiers comme Claude Leroux,
Joël Garnier avec les Harpes Camac, ou Marin Lhopiteau.
Dans les années 1980, la société Camac (à
Mouzeil, près de Nantes) commence à construire des harpes
celtiques pour concurrencer les harpes japonaises Aoyama et doit répondre
à un nombre impressionnant de commandes. En effet, des cours de
harpe se créent un peu partout et les stages affichent complet.
C'est aussi la naissance, en 1984, des Rencontres internationales de harpe
celtique, à Dinan, rendez-vous annuel, en juillet, des luthiers,
interprètes, professeurs, éditeurs et compositeurs venant
des quatre coins du monde.
Sur le plan de l'enseignement, les harpistes bretons, formés à
l'école de la harpe classique, et connaissant mal le répertoire
traditionnel, jouent surtout du répertoire irlandais, folk ou contemporain,
et se trouvent mis à l'écart du milieu de la musique traditionnelle
bretonne.
Il faudra attendre les années 1990 pour qu'une véritable
prise de conscience ait lieu et qu'un travail en profondeur soit fait
sur leurs pratiques musicales et pédagogiques : clarification entre
l'enseignement de la harpe classique et celtique, mise au point de techniques
spécifiques à la harpe celtique, réflexions sur la
musique traditionnelle, accès aux sources de cette musique, transmission
de ce répertoire, importance de l'oralité.
Les deux questions majeures étant : comment jouer la musique bretonne
sur une harpe et comment harmoniser cette musique ?

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