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Les plus anciennes représentations
de harpe datent d'environ 3000 ans avant J.-C. : elle est connue du monde
suméro-chaldéen, par exemple.
En Egypte, elle apparaît vers 2700 avant J.-C. : harpe arquée,
comme l'instrument sumérien, à laquelle succède bien
plus tard la harpe angulaire, importée probablement d'Assyrie à
l'époque saïte (vers 700 avant J.-C.).
Puis la harpe se propage dans l'ensemble du Proche-Orient, et jusqu'en
Inde, en Birmanie et à Java, et, vers l'ouest, à travers
les îles égéennes jusqu'en Grèce et à
Rome. Peut-être a-t-elle été importée en Europe
occidentale par les Phéniciens dès 1100 avant J.-C. ?
La caisse de résonance de la harpe de Sumer était creusée
dans le bois même de l'arc. Les cordes étaient pincées
par les doigts, le musicien maintenant la caisse contre son épaule.
La harpe angulaire égyptienne, qui remplace la harpe arquée,
est constituée de deux parties : une caisse de résonance
et une fixation, le tout uni par des liens.
Elle est jouée dans deux positions :
- soit tenue verticalement, la caisse, reposant entre les cuisses, se
dresse contre la poitrine du musicien assis, et les cordes sont pincées
par les doigts ;
- soit tenue horizontalement, la main droite frappe les cordes avec un
plectre tandis que la main gauche étouffe celles qui ne doivent
pas vibrer.
Les peuples celtes utilisent, parmi leurs instruments de musique, des
cordophones de type « lyre », comme en témoigne
la belle statue en pierre retrouvée à Saint-Symphorien en
Paule (Côtes-d'Armor), qui daterait du IIème
siècle avant J.-C. Les bardes, musiciens et poètes officiels
ont pour rôle d'immortaliser par leurs chants les guerriers au combat
et de glorifier les rois de leur vivant.
On ne sait pas précisément à quelle époque
cet instrument a été supplanté par la harpe triangulaire,
qui se repère dès le IXème
siècle, notamment sur un reliquaire irlandais.
Les Celtes disposent très tôt d'un terme spécifique
pour désigner la harpe : telenn en breton, telyn
en gallois, clairseach en gaélique.

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