Le couple biniou-bombarde : emblème de la Bretagne XIXème siècle
   
    • Bourrée / Trois coups d'talon / Galop


• Evit mont ouzh taol (air sonné par Leon Braz au XIXème siècle)













 






 

 

Le XIXème siècle est le siècle du Romantisme.

1839 voit la publication du Barzaz-Breiz, par Hersart de La Villemarqué, le premier ouvrage consacré aux chants populaires de la Bretagne, qui va connaître un large succès dans toute l'Europe. Dès lors, l'engouement pour la Bretagne devient général dans les milieux lettrés. On admire les costumes bretons, de création pourtant récente, on célèbre l'antique langue celtique.

Une Bretagne aussi idéalisée se doit d'avoir de vieux instruments nationaux, ce sera donc le biniou et la bombarde. Ailleurs, apparaît l'image du Berry qui utilise la vielle et la musette, ou de la Provence qui danse au son du tambourin et du galoubet.

Le couple biniou-bombarde devient l'emblème d'une Bretagne aux traditions ancestrales, tournée vers son passé. On parle à ce propos de l'« orchestre national breton », expression employée à partir des années 1830.

Les sonneurs, en Basse-Bretagne, essentiellement en Basse-Cornouaille et en Vannetais, sont de toutes les fêtes, qu'elles soient privées (mariages, aires neuves) ou publiques (courses, grands rassemblements, fêtes « touristiques »).

La fin du XIXème siècle voit naître les premiers concours de biniou : en fait, il s'agit du couple bombarde-biniou ; la réduction au terme biniou étant significative.