| L'écosse dispose
de plusieurs types de cornemuses, la plus connue étant le Great
Highland bag-pipe, qui arbore trois bourdons. Mais il n'en a pas toujours
été ainsi. Jusqu'au XIIIème siècle, il ne
possédait qu'un bourdon. Le deuxième bourdon ténor
est ajouté, semble-t-il, au XIVème siècle; puis
un troisième bourdon (basse) apparaît au début du
XVIIIème siècle.
Charles Le Goffic serait le premier à avoir ramené d'Ecosse,
en 1895 cette grande cornemuse. C'est le sonneur Jean Guillerm, de Belle-Isle-en-Terre,
qui l'utilisera et le second bag-pipe est acheté pendant
la Grande Guerre, ou peu après, puis deux autres, en 1927, ceux
de Marcel Boulig et Gildas Jaffrenou.
Hervé Le Menn, membre fondateur de la K.A.V, acquiert le cinquième
bag-pipe en 1928. Ce qui ne représente que cinq grandes
cornemuses écossaises importées en trente ans.
En fait, son introduction massive se produit après la Seconde
Guerre mondiale, au moment de l'éclosion des bagadoù.
Dès cette époque, elle est aussi fabriquée en Bretagne,
notamment par Dorig Le Voyer, un des fondateurs de la BAS, mais avec
des adaptations. La grande cornemuse écossaise utilisant une
gamme et un doigté spécifiques, Dorig Le Voyer va fabriquer
des instruments avec une gamme modifiée et un doigté progressif
utilisé par les sonneurs bretons sur le biniou. C'est l'époque
où il reçoit le nom de biniou braz (grand biniou)
ou biniou nevez (nouveau biniou), en opposition au biniou
kozh (vieux biniou) .
Le biniou nevez est progressivement adopté par tous les
bagadoù.
Mais, au cours des années 1965-1960 s'opère un retour
aux sources écossaises : le biniou nevez disparaît
peu à peu au profit du véritable Great Highland bag-pipe,
aujourd'hui communément appelé biniou braz.
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