Aujourd'hui  
   
   
• Robardig


• Trikot


• Gavotte Montagne, ton simpl





 
  Dès les années 1990, le mouvement repart et l'engouement pour la musique bretonne devient un phénomène médiatique.

Le Championnat de Bretagne des Sonneurs de couple quitte la chapelle Saint-Hervé pour investir le parc du château de Tronjoly, toujours à Gourin. La journée champêtre se mue en week-end de grosse affluence. La BAS doit mettre en place des éliminatoires pour juguler le nombre de postulants. A présent, c'est plus d'une centaine de couples de sonneurs qui se présentent aux qualifications dans leurs terroirs respectifs. Le niveau technique s'est considérablement amélioré, et c'est parfois au centième de point que se jouent les titres de champion.

Les sonneurs de l'ancienne tradition ont disparu avec les Salaün, Guéguen, Donnio et Magadur, mais la relève est assurée. Même si les jeunes n'ont pas eu le contact direct avec eux, il reste des enregistrements, consultables à Dastum pour s'imprégner de leur style. En 1993, Laurent Bigot, sonneur réputé, rassemble des enregistrements historiques, dont le plus ancien date de 1900, sur un CD de référence paru aux éditions Le Chasse-Marée-ArMen. Parallèlement, des associations publient sur cassettes ou CD les résultats de leurs collectes. C'est à ce jour, plus d'une centaine de disques qui ont été consacrés à ce duo, dont un certain nombre donne à entendre des musiciens actuels.

Toutefois, la place du biniou et de la bombarde recule dans les années 2000. Les festoù-noz font la part belle aux groupes, les sonneurs de couple sont réduits au rang de simples cautions traditionnelles. Il faut chercher ailleurs pour les entendre. Dans le centre-Bretagne, il n'est pas rare de les voir animer les noces. Le « Printemps de Châteauneuf », toujours bien vivant, a fait des émules, les associations culturelles s'attachent à inviter des couples de sonneurs pour leurs festoù-noz. Enfin, les concours qualificatifs du Championnat de Bretagne, la finale de Gourin, le concours des Fêtes de Cornouaille et le trophée « Matelin an Dall » du Festival de Lorient restent les manifestations privilégiées du biniou et de la bombarde.