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Suite de l'Aven

Ridée 6 temps

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Avec l'arrivée de la vague folk
des années 1960-1970, un large public redécouvre le couple
biniou kozh-bombarde. Même si les groupes folk font un
peu d'ombre aux sonneurs, ceux-ci apparaissent comme des figures incontournables
des nombreux festoù-noz et bals bretons qui font florès
en Bretagne et ailleurs. Les noces redécouvrent les cortèges
menés au son de la bombarde et du binioù. Des disques uniquement
consacrés aux sonneurs de couple commencent à garnir les
bacs.
Les manifestations se multiplient : concours locaux, stages, cours, animations.
Un des points d'orgue en sera le « Printemps de Châteauneuf
», créé en 1977 où, hors du contexte de la
compétition, sont réunis, lors d'un gigantesque fest-deiz
/ fest-noz, l'élite des chanteurs et sonneurs traditionnels de
toute la Bretagne.
A la fin de la décennie 1970, les sonneurs de couple se comptent
à nouveau par dizaines. Ce duo mythique est maintenant constitué
de musiciens qui ont fait leurs classes dans les bagadoù ou qui
ont appris dans les stages et les cours. Au fil des ans, des couples deviennent
des figures emblématiques de cette renaissance et suscitent bien
des vocations. Comme jadis !
Si les vieux sonneurs de couple sont devenus rares et ont cessé
de pratiquer, un mouvement de collectage, porté surtout par de
jeunes passionnés, redémarre et des dizaines de témoignages
sur la vie quotidienne et l'art des sonneurs de couple sont receuillis,
tant en Basse qu'en Haute-Bretagne.
Un vaste inventaire des recherches menées sur le sujet est réalisé
entre 1986 et 1990 à l'initiative de la revue ArMen, et
de l'association Dastum. L'abondante documentation ainsi rassemblée,
de même que la plupart des 78-tours et des enregistrements effectués
ces dernières décennies, sont aisément consultables
à la médiathèque Dastum.
Durant ces années 1980, parallèlement à ce mouvement
d'approfondissement des connaissances sur tous les aspects musicaux, socio-culturels,
historiques du duo biniou-bombarde, les occasions de jeu pour la nouvelle
génération de sonneurs diminuent. Le concours de Gourin
perd de son lustre et les festoù-noz se raréfient.

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