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Nouvelle et dernière invention fondamentale, celle de l'Italien
Paolo Soprani, qui met au point en 1897 un système uni-sonore
(une note par bouton) révolutionnant la technique de jeu : il
s'impose dans les années 1910 sous le nom de chromatique.
Apparaissent aussi des versions mixtes (bi-sonore pour le clavier, main
droite ; uni-sonore pour les basses, main gauche).
Les Auvergnats de Paris adoptent l'accordéon dans leurs bals
à partir de 1890. Le style musette s'élabore avant 1914,
notamment grâce à Emile Vacher (né en 1883), considéré
comme le créateur du genre, qui a composé - entre autres
- sur son accordéon diatonique (à basses uni-sonores)
Reine de musette. Ce nouveau genre musical permet à l'accordéon
de remplacer la cornemuse. Il ne s'impose en France qu'après
la Première Guerre mondiale. Sa grande vogue s'affirme dans les
années 1930, où apparaissent les premières vedettes
du « musette » au chromatique (Carara, né
en 1903 ; Gus Viseur, né en 1915...).
Avec la popularisation de ce nouveau style venu de Paris, et des « jazz-bands »
dans les années 1930, le diatonique commence à tomber
en désuétude dans les campagnes. Il faudra attendre le
renouveau des musiques traditionnelles régionales pour qu'à
la fin des années 1970 l'instrument redevienne populaire. Dès
lors, il fait figure d'instrument représentatif de la musique
traditionnelle, et non, comme au début du siècle, de symbole
de modernité !

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