Accordion, symphonion à soufflets ou concertina, accordéons 1829-1830
   
   
• Nous sommes sortis de Toulon (chant de marin)


Accordéon diatonique / Crédit La Bouèze

 

C'est en 1829 que l'autrichien Cyril Demian, facteur d'orgue à Vienne, dépose le brevet de l'accordion. Il s'agit d'une petite boîte en bois de 12 x 9 x 6 cm, munie d'un clavier de 5 touches avec un soufflet à deux plis. C'est l'ancêtre direct de l'accordéon d'aujourd'hui.

Un mois plus tard, le physicien Charles Wheatstone fait breveter à Londres le symphonion à soufflets qui deviendra le concertina. Déjà très abouti, celui-ci ne connaîtra que peu de modifications par la suite, et deviendra vite populaire dans plusieurs pays anglophones, où il est toujours en usage.

Dès 1830, Napoléon Fourneaux, facteur d'orgue parisien, se lance dans la fabrication de l'accordéon, bientôt suivi par d'autres artisans. La vogue de ces magnifiques instruments de salon, décorés de marqueterie, incrustés de nacre, se répand rapidement parmi la bourgeoisie romantique. Le nouveau timbre, « ressemblant à  la voix humaine », mais aussi la facilité de jeu de cette « boîte à musique » séduisent, et les méthodes d'apprentissage se multiplient à Paris.