Des érudits au début du XXème siècle 1900-1950
   
   
• Hiniv enta plac'hig


• Lâret-hu din berjelenn


 

 

 

 


 


 

Le début du XXème siècle ne verra pas se tarir la source, qu'il s'agisse d'éditions (François Cadic, Jean-Mathurin Cadic, Loeiz Herrieu, Henri Guillerm, Hippolyte Laterre et François Gourvil...), de collectes manuscrites, encore inédites à ce jour : l'abbé Jean-Louis Larboulette (pays de Plouhinec-Riantec), Yves Le Diberder (700 chants vannetais), Edouard Gilliouard (Belz), le chanoine Buléon (Vannetais), l'abbé Perrot (Léon)... ou encore d'enregistrements (François Vallée) et de leurs éditions (Maurice Duhamel).

Ce siècle voit lui aussi la création de revues intéressantes : Le Fureteur Breton (1905 à 1923) ; Dihunamb (1905 à 1944) ; Kroaz ar Vretoned.

Un coup d'arrêt est donné par la guerre 1914-1918. Départ des hommes, quasi disparition des revues, la période de l'entre-deux-guerres va connaître un temps d'accalmie en matière de collecte.
Les préoccupations sont ailleurs : modernisation de l'écriture de la langue bretonne, développement de la littérature contemporaine, organisation d'un mouvement artistique... L'ensemble est également accompagné d'un mouvement politique.

A cette époque, naissent aussi les cercles celtiques et un mouvement musical, qui seront déterminants dans le développement des activités culturelles des années 1950-60.

Avec la Seconde Guerre mondiale se termine « l'ère des folkloristes ». Sa conclusion coïncide avec l'édition des travaux de Patrice Coirault, première grande synthèse théorique qui montre, entre autres, les limites des conceptions romantiques et l'impossibilité de la quête de la version « originelle » d'un chant transmis par la tradition orale.