L'engouement pour la chanson populaire... 1800-1850
   
   

• Gousperoù ar raned


• Gwerz Pontkalleg


• Seziz Gwengamp








  Avec l'avénement du romantisme, dans les années 1760, l'Europe se passionne pour « l'ancienne chanson historique », la « poésie naturelle » ou « poésie populaire » (ce terme englobe ce qu'on appelle « littérature orale »). Les précurseurs se trouvent hors de nos frontières, et notamment en Angleterre et en Allemagne. La France reste longtemps en marge de ce mouvement. .

Les précurseurs
Pourtant la Bretagne fait vite exception. A partir de 1815-1820, sur la lancée des précurseurs de l'Académie Celtique (créée en 1805), les premières collectes réalisées sont conduites notamment par Aymar de Blois (1760-1852) de Ploujean près de Morlaix, le Comte Jean-François de Kergariou, Madame de Saint-Prix et le Chanoine Mahé.
une photo

Puis Jean-Marie Penguern, Jean-Marie Le Huerou (1807-1843) et Jean-René Kerambrun (1813-1852) se lancent dans la collecte en Trégor.

Des gens comme le chevalier de Fréminville, Emile Souvestre de Morlaix et Louis Dufilhol (1791-1864) de Lorient, font connaître ces collectes en partie au grand public en 1834-35.

La parution en 1839 du Barzaz Breiz, d'Hersart de La Villemarqué consacrera l'originalité de la tradition poétique de langue bretonne. Les chants de la Haute-Bretagne seront recherchés un peu plus tardivement.

Les collectes
Les motivations des collecteurs de l'époque tournent autour de plusieurs préoccupations :
- donner le statut de littérature à cette poésie populaire que sont les chants ,
- retrouver l'histoire de la Bretagne dans les textes ;
- montrer la richesse du patrimoine populaire, son ancienneté, son originalité…

La crainte que les répertoires populaires soient menacés de disparition et qu'il serait urgent de les sauvegarder avant qu'il ne soit trop tard n'existe pas encore car ils sont bien vivants. L'idée qu'ils sont en voie d'extinction n'apparaît que vers 1838-40 (Lucas, Sand, Nerval), et elle sera systématiquement réaffirmée par l'ensemble des collecteurs à partir de 1850.

En France, à partir de 1840, se multiplient les recueils de chansons et les ouvrages qui évoquent la chanson populaire.