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Gavotte

Prendre une femme pour quoi faire (avant-deux)

Trompeuse
Pastourelle

A l'âge de 15 ans, je me suis
trouvée grosse

Al labousig er c'hoad

Tri martolod yaouank
Son ar chas

L'amant assassin

La complainte de saint Alexis

En dro

Mon père m'y mariait

La Passion

Les trois marins de Groix
A Dunkerque nous sommes débarqués
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Les activités de recherche dans le secteur associatif ou privé
s'effectuent dans trois directions. D'une part, préserver, décrire
et analyser les collectes réalisées ; d'autre part, poursuivre
la recherche ; enfin, mettre à la disposition du public le résultat
de l'ensemble de ces recherches.
Le secteur associatif a bénéficié, à partir
des années 1980, d'une reconnaissance et d'un soutien des pouvoirs
publics. Ainsi, les Centres de musiques traditionnelles en région,
comme Dastum pour la Bretagne, jouent aujourd'hui un rôle primordial
dans ce domaine. Au-delà de ce dispositif, des associations locales
reçoivent, elles aussi le soutien de l'Etat ou des Collectivités
territoriales.
La collecte a un peu diminué au début des années
1980, puis de jeunes musiciens et chanteurs, sont repartis micro en
main, découvrant d'autres répertoires, d'autres versions
d'airs et de chants, (alors que des chercheurs institutionnels déclarent
qu'il n'y a plus rien à collecter).
Ce phénomène est particulièrement important en
Haute-Bretagne où il faut citer l'apport initial de collecteurs
comme Patrick Bardoul et Pierre Guillard, qui se lancent dans l'exploration
de terroirs situés dans l'est de la Loire-Atlantique. Suivant
les traces de Jean Tricoire (de Chateaubriant), Patrick Bardoul recueille
plus d'un millier de chansons entre 1985 et 1990 en pays de Châteaubriant.
Pierre Guillard fera de même un peu plus au sud, dans les cantons
de Nort et d'Ancenis et enregistre plusieurs centaines de chansons entre
1987 et 1990.
Ces années 1990 vont être également
marquées, en Haute-Bretagne, par la présence d'un ethnomusicologue
québécois, Robert Bouthillier. Arrivé en Bretagne
au milieu des années 1980, il devient le coordinateur de l'association
Dastum. Sa profonde connaissance du chant traditionnel de langue française,
sa rigueur scientifique, sa passion et son enthousiasme communicatifs,
vont remobiliser des collecteurs essouflés, favoriser la mise
en réseau de collecteurs et d'associations de musique traditionnelle,
encourager la jeune génération de collecteurs en engageant
une réflexion sur la matière recueillie, en resituant
les chants dans une perspective historique, en procédant à
leur analyse typologique, etc. un travail qui avait déjà
été fait en grande partie pour la Basse-Bretagne.
En 1991, Charles Quimbert part à la rencontre des chanteurs du
Sel-de-Bretagne, et des alentours. Il engrange un bon miliers de chansons
dans le sud rennais. Il élargit ses recherches à d'autres
secteurs et recueille, seul ou avec Mathieu Hamon, entre 4000 et 5000
chansons en 6 ans de collecte.
A partir de 1992, Vincent Morel, (l'un des permanents actuels de la
Bouèze, violoneux et chanteur), natif de Corps-Nuds, près
de Rennes, commence à explorer la mémoire des anciens autour
de chez lui, puis étend progressivement son aire de recherche
de Vitré jusqu'au sud de Saint-Brieuc. Un travail qui l'amène
à présenter un mémoire sur les complaintes criminelles
locales de Haute-Bretagne en 1995. Aujourd'hui, ses collectes représentent
quelque 250 heures d'enregistrements, soit environ 2500 chants.
Cette même année 1992, Régis Auffray, natif de Pacé
près de Rennes (joueur de « tron d'chou »
clarinette) commence lui aussi à frapper aux portes des anciennes
personnes, d'abord dans sa commune puis, peu à peu, dans les
cantons du nord de l'agglomération rennaise. Sa moisson comprend
1600 références, beaucoup liées au chant, dictons,
formulettes, mais aussi à des formes d'expression moins connues, tels
que les mimologismes.
A la même époque, Christophe Simon, né à Noyal-sur-Vilaine
(l'actuel président de Bertaeyn Galeizz) débute sa quête
des chants traditionnels dans sa commune, puis dans les régions
d'Ercé-en-Lamée et Bain-de-Bretagne.
C'est en 1996 que Marc L'Hermitte, natif de Broons (violoneux, talabarder
et chanteur) se met à prospecter dans son pays, au sens large,
les airs à danser, les chants ainsi que de savoureuses histoires en
gallo, récoltant une belle moisson.
Depuis 1999, le Nantais Marc Clérivet a entrepris une très
importante étude de l'ensemble des danses de Haute-Bretagne,
un travail de fond qui n'avait toujours pas été réalisé,
contrairement à la Basse-Bretagne. Pour ce faire, il dépouille
systématiquement toutes les archives écrites et sonores,
visionne tous les anciens films traitant de danse, revoit les collecteurs
des années 1960-70 et va filmer les ultimes détenteurs
— peu nombreux — de la tradition. Animateur de cours de danses, il prépare
actuellement une thèse sur le sujet à l'Université de
Brest.
La redécouverte du patrimoine oral des côtes de France
(1975)
C'est aussi la période de la redécouverte du patrimoine
oral des côtes de France. Quelques chercheurs entreprennent des
collectes : Patrick Nérisson à Nantes (1973), Jean Mahé
sur les bords de la Rance (1974), Michel Colleu à Fécamp (1975)
vont enregistrer les souvenirs et les chansons des anciens de la voile
ayant navigué avant 1930, tandis que Fernand Guériff publie
un recueil de chansons de marins recueillies au XIXème
siècle (1972).
En parallèle, des chercheurs passionnés par la culture
maritime, et par les bateaux traditionnels et les techniques de navigation,
vont eux aussi à la rencontre des marins de la voile. Ils font
paraître les premiers livres français d'ethnologie maritime
s'appuyant sur des enquêtes d'archives et de terrain. Le premier
volume de l'Anthologie des chansons de mer, édité en 1981
par la toute jeune revue Chasse-Marée, offre une vision nouvelle
de la chanson de marin.
Les connaissances et les pratiques acquises par les chanteurs revivalistes
sur les styles de chants de traditions orales y ont été
intégrées.Une étude approfondie des manœuvres a
été nécessaire avant de se lancer dans les reconstitutions
stylistiques.
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