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La plupart du temps les violoneux n'étaient pas agriculteurs, mais
plutôt artisans, et beaucoup exerçaient un métier
en rapport direct avec le bois (charpentiers, menuisiers, ébénistes...).
Aucun, ou presque, ne savait le solfège et tous apprenaient à
jouer d'oreille.
Dans la majorité des cas, le métier de violoneux ne représentait
qu'une activité annexe, rémunérée certes,
mais restant complémentaire. Aux noces ils étaient payés
soit sur un prix fixe, soit du produit intégral de leur quête,
faite auprès des danseurs, ce qui était trois ou quatre
fois plus avantageux.

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Elie
Guichard
Fils de paysans, cultivateur lui-même, il naît en 1905 à
La Rouelle, en Trémeur (22, Région de Broons). Son père,
pour animer les veillées ou les fins de travaux communautaires,
jouait très bien de la « feuille de lierre ».
A quinze ans, il s'initie au violon avec Jean Saillard, un violoneux
né vers 1850. A vingt ans, il commence à mener des noces.
De 1926 à 1934, il est de toutes les fêtes, les assemblées,
les noces du pays.
Le travail à la ferme, la famille à élever vont
prendre le pas sur la vie mouvementée de sonneur, qu'il abandonne.
Le violon ne sort plus de l'étui que de temps à autre
pour des amis, les fêtes de famille ou de sa commune.
A la retraite, il renoue avec sa passion et rencontre Jean Mahé
du groupe la Guédenne, ce qui donne naissance à un 33-tours,
La noce à Trémeur (1975). Le mouvement folk bat son plein
et Elie est sollicité de tous côtés. Il participe
aussi à de nombreux concours (Monterfil, Plémet...), et
glane les premiers prix.
Son répertoire est énorme, formé de contredanses
- dont il chante les ritournelles - de danses en couple, mais également
d'airs à la marche, et de chants de noce. Il participera aussi
au disque de la Bouèze, en 1979. Il décède le 17
décembre 1987.

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Les Guédennes
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