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Le biniou fait partie de
la famille Atlantique des cornemuses, comme la veuze. Ce qui le caractérise,
c'est son association avec la bombarde.
Le sonneur de biniou est appelé « biniaouer »
ou « soner biniou ».
La cornemuse porte généralement le nom de biniou en Basse-Bretagne.
Cependant, cette appellation peut changer selon les lieux. Ainsi, dans
le Morbihan, on la nomme parfois « poch binieù »
ou « sah bañieù », ou encore « poche-oboé »
; à Loudéac, dans les Côtes-d'Armor, la « pouche »,
ou « bouffie d'pourcé ».

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Description
de l'instrument
Le biniou, instrument à vent
et à réserve d'air, est constitué des quatre éléments
suivants :
- une poche,
la réserve d'air, en cuir, avec des souches en bois pour y fixer
les autres pièces ;
- un embout
(porte-vent ou sutell) qui permet d'insuffler l'air dans la
poche ;
- un chalumeau
(hautbois), appelé levriad - muni d'une anche
double -, sur lequel est jouée la ligne mélodique
;
- un bourdon
ou korn-boud, à anche
simple et perce cylindrique (type clarinette), composé de 3 éléments
et ayant le rôle de basse continue en sonnant 2 octaves sous la
fondamentale du chalumeau.
On parle de « biniou kozh ». Cet adjectif « kozh »
qui veut dire « vieux », lui a été
ajouté lors de l'apparition en Bretagne de la cornemuse écossaise.
Celle-ci a alors été appelée « biniou
braz » (grand), afin de la différencier. Le « biniou
kozh » est aussi appelé « biniou bihan »
(petit).
C'est l'une des rares, sinon la seule cornemuse au monde à posséder
un registre de notes aussi aigu. Cette particularité fait du
biniou kozh un instrument d'accompagnement. Il sert donc le plus
souvent à accompagner la bombarde.

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