Cordes

Il y a 4 cordes, le plus souvent accordées en quintes, soit les notes sol, ré, la, mi. Mais la hauteur de l'accordage est variable. La majorité du temps, il se trouve entre le ½ ton et le ton ½ sous la hauteur classique. L'accordage se fait « au feeling », afin d'être à l'aise pour chanter en même temps. Il n'y a pas de norme ; c'est variable d'un musicien à l'autre.

Longtemps, les cordes ont été fabriquées en boyau (intestin grêle du mouton). Elles sont aujourd'hui filées de métal : aluminium, argent, or, tungstène… ou fabriquées en matériaux synthétiques, mais certains violoneux utilisent toujours les cordes en boyau.

Le chevalet est une pièce capitale, faite d'une planchette d'érable ajourée de manière précise et placée sur la table, entre les ouïes.
Il est juste posé, supporte les cordes et transmet la vibration. Son épaisseur aux pieds est de 4,2 mm et de 1,2 mm à la tête. Il se remplace régulièrement, lorsqu'il est voilé, usé, trop bas.

Souvent en ébène, le cordier est placé au bas du violon et se fixe au bouton, cheville enfoncée, par un attache-cordier en boyau, métal ou nylon.

Il est percé de quatre ouvertures destinées à recevoir les cordes. Il existe des cordiers modernes munis de tendeurs incorporés, qui facilitent l'accord, mais qui ne pourront jamais palier un bon ajustage des chevilles.

Les chevilles sont des pièces de bois tournées servant à tendre les cordes. Elles sont en ébène, palissandre, buis ou parfois, pour des violons de qualité médiocre, en bois teinté. Elles doivent être parfaitement ajustées par le luthier dans les trous du chevillier pour fonctionner correctement.

 

Chevalet, violon /
Crédit Padrig Sicard