Caisse

La table d'harmonie
C'est la partie supérieure de la caisse de l'instrument. Elle est en épicéa, sapin choisi spécialement pour ses qualités de sonorité, de légèreté et de résistance, qui est séché naturellement pendant de nombreuses années.

Elle est généralement en deux parties. Son épaisseur maximale est d'environ 4 mm au centre pour aller en s'amenuisant sur les flancs jusqu'à 2,3 à 2 mm, suivant les qualités du bois.

Elle ne pèse que 60 à 75 grammes. La forme de sa voûte et ses épaisseurs sont capitales pour le son.

La barre d'harmonie
Cette réglette d'épicéa, collée longitudinalement à l'intérieur de la table d'harmonie, sous le pied gauche du chevalet, sert de renfort et joue un rôle primordial pour la sonorité de l'instrument.

Les ouïes ou FF
Ces ouvertures en forme de S – forme typographique ancienne du F – pratiquées sur la table, permettent la projection du son hors de la caisse de l'instrument. Il en existe plusieurs modèles.

Le fond
Il est en une ou deux pièces d'érable, souvent ondé, choisi pour ses qualités mécaniques et esthétiques. Son épaisseur est de 4,5 mm au centre et diminue sur les flancs, comme pour la table. Il se termine en haut par le talon, qui vient s'appuyer sur l'arrière du manche. Les échancrures latérales de l'instrument permettent le passage de l'archet.

Les éclisses
Ce sont les bandes d'érable de faible épaisseur qui relient table et fond, formant ainsi les côtés du violon.

L'âme
Il s'agit d'un petit cylindre de pin, coincé entre la table et le fond de l'instrument, et placé un peu en avant du pied droit du chevalet, du côté de la corde de mi.

Son rôle est de transmettre les vibrations produites par l'archet sur les cordes à la caisse de résonance, de soutenir la table sous le chevalet et de moduler la réponse de l'instrument. Si elle est mal disposée, la sonorité, le timbre, l'équilibre et la rondeur de l'instrument s'en trouvent transformés.

Le manche
Il relie la tête au corps de l'instrument et supporte tout l'effort dû à la tension des cordes. C'est la partie sur laquelle est collée la touche.

L'ensemble manche et touche est collé avec un certain angle par rapport au plan de la table : le renversement. De lui dépend la pression exercée par les cordes sur la table, et par conséquent son rendement sonore, ainsi que la résistance mécanique, et donc la stabilité dans le temps de l'instrument.

La tête
Partie supérieure du manche, en érable, elle est sculptée par le luthier. Elle se termine par une volute ou coquille, spirale d'Archimède qui surmonte le chevillier.

La touche
C'est la planchette d'ébène sur laquelle passent les cordes et appuient les doigts du musicien. On règlera par rapport à elle la hauteur des cordes. Elle est collée sur le manche.