Forme et tenue
Déroulement et pas
Mouvement de bras
Accompagnement musical
 
Forme et tenue
C'est le ronde, d'hommes et femmes alternés, se tenant pas la main.

 
Déroulement et pas
Le rond paludier comporte 2 parties bien distinctes : un « en-dedans »; une partie « enlevée ».

L'en dedans :
La ronde se resserre (sur 4 temps) puis s'élargit (sur 4 temps). Les danseurs exécutent 2 pas vers l'avant et 2 pas vers l'arrière, chaque prise d'appui donne un léger élan pour l'appui suivant.
 
L'enlevée :
La ronde progresse franchement vers la gauche.
Le danseur a le choix entre faire un pas ample - le grand pas -, ou doubler le nombre des appuis en un pas plus rapide et nerveux - le petit pas.

L'enlevée au petit pas :
Les danseurs effectuent des petits pas courus sur la ronde.

 
Mouvements de bras
Les bras sont pliés à mi-hauteur de buste et dirigés vers l'avant.
A chaque prise d'appui, les bras accompagnent le mouvement, marquant une impulsion vers le haut.

 

Accompagnement musical : précision
La ronde démarre en silence, chacun s'accordant sur le pas du meneur, jusqu'à l'obtention de la cohésion et du rythme. À ce moment, le chanteur-meneur attaque le chant.
Ces rondes sont composées de 2 motifs musicaux, couplet et refrain, qui devraient suivre, en principe, les deux parties de la danse : l'en-dedans (correspondant grosso modo au couplet) et l'enlevée (correspondant à la formule du refrain).

En fait, on trouve 2 formes distinctes d'articulation du chant :

1. Le chanteur-meneur chante le 1er motif musical, que le chœur des danseurs reprend, ce qui accompagne la 1ère partie de la danse, l'en-dedans. Le meneur chante ensuite le 2ème motif musical, sur la 1ère phrase duquel les danseurs continuent l'en-dedans ; le meneur termine ce 2ème motif, que le chœur reprend entièrement, ce qui accompagne la 2ème partie de la danse, soit l'enlevée.

2. Le chant peut aussi être construit d'une 2ème façon : un 1er motif musical, que le chœur reprend, puis une phrase chantée en solo, non reprise ; et enfin le 2ème motif musical. Dans ce cas, c'est la phrase chantée en solo, sur laquelle on exécute encore l'en-dedans, qui signale l'attaque de l'enlevée.

Ce mécanisme de chevauchement n'est pas une règle absolue. C'est le meneur qui donne le mouvement, et les danseurs savent réagir aussitôt.