Cette danse est typique du Haut-Léon. Elle se pratique sur deux fronts : une file d'hommes en face d'une file de femmes. Il existait autrefois une suite : danse sur deux fronts, danse en cortège, passepied. Elle a été pratiquée au sud du Haut-Léon sur les communes situées à la frontière de la Cornouaille et du Léon. Elle a été appelée « dañs giz Leon » (à la mode du Léon) mais aussi parfois « dañs a benn » (danse de tête), voire encore « piler lann » (pileur d'ajonc), ou même « dañs a dall » (tall : front, frontal). Aujourd'hui, elle est nommée « dañs Leon ». |
L'accompagnement est vocal ou instrumental. Le chant est partout alterné entre un soliste et un chur (tous danseurs). Il est en vannetais ou en français suivant le lieu où l'en dro, ou le tour, est dansé. Au niveau instrumental, c'est le couple biniou-bombarde qui est utilisé. Les airs joués par les sonneurs ont presque toujours la même architecture simple et courte que les chansons. Ils sont, ou ont été, pour la plupart des airs de chansons. Aujourd'hui, l'en dro, ou le tour est aussi joué par de nombreux groupes de fest-noz. |
Kan ha
diskan Couple biniou-bombarde |