• Disput etre ar verc'h hag ar vamm


• Metig

   

"Les Bretons ont ceci de singulier que, pour eux, chanter du nez n'est point un défaut ; c'est, au contraire, une qualité indispensable pour que l'exécution soit véritablement fine et raffinée", écrit le musicologue et compositeur Bourgault-Ducoudray dans son ouvrage Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne, paru en 1885.

En effet, chez les chanteurs bretons, dans le but de gagner en puissance et en richesse de son, l'utilisation des cavités nasales comme résonnateurs est tout à fait naturelle, car la langue bretonne elle-même exploite beaucoup les sonorités nasales.

Ces interprètes ne font qu'amplifier un trait caractéristique de leur voix parlée. Cela permet le dégagement d'harmoniques riches, qui viennent étoffer le timbre : à chaque fin de phrase, lorsque les notes tenues sont travaillées, le nasillement se fait plus fort.