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Les lais Le début du XIIème siècle correspond à l'apogée de la vogue des « lais ». Ce sont des poèmes narratifs en breton, tenus pour vrais et composés pour garder le souvenir d'aventures ou d'événements mémorables. La versification des lais, composés par des poètes professionnels, obéit à des règles complexes, résultat d'une longue tradition. Il est mis sur une musique, à la mélodie inventée ou déjà existante. Des instruments soutiennent la déclamation ou l'interprétation chantée. Il s'agit le plus souvent de la harpe, la rote ou la vièle, instruments les plus fréquemment mentionnés entre le XIIème et le XIVème siècles dans le reste de la France et des pays voisins. |
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Plusieurs des ces lais sont traduits et les auteurs anglo-normands ou français s'en inspirent : comme Chrétien de Troyes, Marie de France (1159-1184) Celle-ci, poète à la cour des Plantagenêts à la fin du XIIème (ou XIIIème ?), mentionne l'origine des sujets de plusieurs de ses lais : ils lui auraient été fournis par des jongleurs bretons. La tradition médiévale des lais bretons paraît liée à celle des « gwerzioù », chants populaires en langue bretonne transmis oralement dans toute la Basse-Bretagne jusqu'au XXème siècle. |
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