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Après-guerre
: les duos accordéon-saxo
Pendant
la guerre, malgré l'interdiction, on danse dans des
bals clandestins, qui fournissent souvent l'occasion d'une
reprise éphémère du vieux répertoire
de danses locales. A la libération, mariages et bals
se succèdent dans toute la Bretagne, et les accordéonistes
ne cessent de jouer.
Mais
cette époque bénie des musiciens est éphémère.
Vers 1950, beaucoup d'entre eux ont émigré pour
aller reconstruire les grandes villes, ou ont cessé
leurs activités devant la rude concurrence.
Une
nouvelle forme de duo, déjà ébauché
les années précédentes, apparaît
à l'époque et connaît une grande vogue
: l'association chromatique-saxophone.
Là
où les sonneurs de treujenn-gaol sont implantés,
elle les détrône, les confinant au rôle
de mener le cortège. Pour se défendre, beaucoup
de joueurs deviennent poly-instrumentistes, apprenant l'accordéon
ou le saxo. Ces duos sont nombreux en Vannetais et en Haute-Cornouaille.
Ailleurs, les joueurs de chromatique mènent seuls les
noces, ou en petites formations lors du bal du soir.
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À partir de 1950-60
photo chrom-saxo
son chrom-saxo
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Continuateurs
des sonneurs animant les mariages et les fêtes d'avant-guerre,
les accordéonistes chromatiques maintiennent dans plusieurs
régions le répertoire et le style de jeu des
danses locales. Leur rôle est particulièrement
important en centre Bretagne et dans le Vannetais.
En
Montagne et en Pays Pourlet, ils inventent de véritables
styles de jeu originaux et élaborés pour sonner
les gavottes, derniers exemples de création musicale
en continuité directe avec l'ancienne tradition instrumentale
bretonne.
A
partir de 1960, les musiciens persistant à sonner des
airs de danses locales sont mal vus, et bientôt l'accordéon
« musette » lui-même devient démodé.
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son
son
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Bien
timidement, quelques joueurs d'accordéons diatonique
intègrent les groupes folkloriques de Haute-Bretagne,
par exemple Jean Barbelivien à Châteaubriant,
et de rares cercles de Basse-Bretagne.
Par
contre, dès 1961 en Haute-Bretagne, le docteur Tricoire
recueille les airs des accordéoneux du Pays de Châteaubriant
(Pays de la Mée), tandis que le cercle celtique de
Redon s'intéresse également aux joueurs locaux.
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photo Barbelivien
son Barbelivien
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