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1824-1861 une photo |
La collection Guéraud en Bretagne et Poitou Armand Guéraud est né en 1824 à Vieillevigne, commune appartenant au vaste territoire de la Vendée militaire. A l'adolescence, il s'installe à Nantes pour ses études et il obtient le baccalauréat. Puis, il s'installe auprès de son frère Léon, libraire-imprimeur dans cette même ville. Au titre de cette activité, il voyage beaucoup, en France et dans les pays limitrophes. Il rédige quelques récits de voyage, et commence à publier. C'est aussi une période pendant laquelle il participe à de nombreuses études et revues et aux travaux de plusieurs sociétés savantes. De ces engagements, deux seront déterminants pour ses travaux sur la chanson ; il est membre de la Société Académique de Nantes, et correspondant du Ministère de l'Instruction Publique dans la section des arts. |
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En 1856, la Société Académique de Nantes, comme il est d'usage chaque année, décide de mettre au concours divers sujets dont la constitution d'un Recueil de chants populaires et de traditions locales du pays nantais ou du Bas-Poitou. Guéraud est à cette époque maître à bord de sa librairie-imprimerie, depuis le décès de son frère, et enthousiasmé par la lecture du Barzaz Breiz, c'est un projet de même envergure qu'il espère mener à terme. En 1857, il suscite et accepte les propositions de collaborateurs, amis ou amateurs, répartis en Poitou et Bretagne. Parallèlement, il fait parvenir plusieurs chants au Comité Fortoul ; plusieurs seront retenus. En 1858, le recueil est fin prêt. Le jury lui attribue une médaille d'or. Guéraud a aussitôt un projet de publication avec mise en vente par souscription (dès la fin 1859). |
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Mais c'est un homme perfectionniste et bien que son recueil soit suppposé terminé, il continue à susciter de nouvelles collaborations. Le résultat est prévisible : dès 1859, il dispose d'un nombre considérable de chants, élargissant notablement ses champs et territoires d'investissement. Guéraud navigue alors entre 2 recueils : d'une part, celui de 1858 et ses 300 chansons, et d'autre part celui qu'il forme à partir de tout le reste. Dans ces deux recueils, le mode de classement est le même : il suit globalement les principales classes définies par Ampère dans ses Instructions. En 1861, l'homme est épuisé par la maladie, et à la fois totalement débordé par cette avalanche de documents. Ces manuscrits sont conservés en deux séries à la section des manuscrits de la Médiathèque de Nantes. Plus de 3500 feuillets répartis en 8 volumes ; soit près de 1500 chansons dont environ 300 ont une mélodie notée. Une édition critique d'une partie de ce travail a vu le jour sous la direction de Joseph Le Floc'h.L'ouvrage se présente en 2 tomes et contient 788 versions de 497 chansons-types, soit environ la moitié des chants qui avaient été compilés par Guéraud. |
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