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La
deuxième moitié du XIXème
siècle :
Les études bretonnes et celtiques
L'intérêt
pour les traditions orales à la fin du XIXème
concerne toute la France et d'une manière générale
toute l'Europe. Mais en Bretagne, il connaît un engouement
marqué...
Sur
la lancée du Barzaz-Breiz, de nombreux collecteurs
vont effectuer des enquêtes dans les années
1860-1914. Cette période faste pour la littérature
orale bretonne, va permettre de réunir des centaines
de pièces, dont certaines très importantes.
Incontestablement, cette parution fut le point de départ
d'un changement de registre et d'une prise de conscience
générale.
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Comme
pour renforcer cette tendance, vint s'ajouter l'enquête
Ampère-Fortoul en 1853, dans le but de réunir
les « Poésies populaires de la France »
Plus
qu'un simple regroupement de chercheurs, c'est un véritable
mouvement littéraire qui se développe : on
ne se contente pas de recueillir les chants, mais également
les contes, croyances, proverbes... Tous ces aspects de
la culture orale populaire constituent la source d'inspiration
de nombreux romans régionalistes.
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A
mesure que les collectes prennent de l'ampleur, s'impose
l'idée que le collecteur se doit de noter les chansons
telles quelles lui sont chantées, sans les compléter
ou les rectifier.
Le
chef de file de ce mouvement, François-Marie
Luzel (1821-1895) publie entre 1868 et 1890 plus de
400 chants collectés en Trégor (avec l'aide
d'Anatole Le Braz
(1821-1925) pour les 2 volumes de Sonioù). Une de
leurs informatrices est Marc'harid Fulup.
Bien
d'autres chercheurs recueillent des chants à cette
époque : ainsi Gabriel Milin (1822-1895) effectue
des collectes en Léon (éditées en 1961-62
par Gwerin, puis Dastum et Hor Yezh) ; Narcisse Quellien
(1848-1902), quant à lui, recueille et publie des
textes trégorrois.
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Luzel
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Les
revues littéraires ou savantes se multiplient et éditent
elles-aussi les textes recueillis par leurs collaborateurs.
Toutes ces revues permettent l'édition de collectes
éparses et d'études faites par des grands noms
comme Joseph Loth, Anatole Le Barz, Emile Ernault, Alfred
Bourgeois.
A
cette pléiade de collecteurs viendront s'ajouter des
musiciens comme Bourgault-Ducoudray (1840-1910) et son recueil
« Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne »
(1885).
En
Haute-Bretagne, ce mouvement de collecte, bien que plus tardif
qu'en Basse-Bretagne, va là aussi faire naître
une floraison de collectes et d'ouvrages : du gros travail
d'Armand Guéraud
(1824-1861) pour la région de Nantes à Paul
Sébillot (1843-1918) en passant par Léon
Pavec, Lucien Decombe,
Adolphe Orain,
Louis-Arthur de la Borderie, François Duine, Abel Soreau,
Louis Esquieu ou Emile Herpin... Mais, il faudra attendre
les années 1880 pour voir les premières éditions
de recueils de chants en Haute-Bretagne.
Ce
XIXème siècle qui, en
réalité s'achève en 1914, a donc connu
une moisson importante de chants traditionnels tant bas bretons
que gallos.
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